Etre stagiaire en première année de formation d’assistante sociale

Comme certains le savent déjà, je suis actuellement en formation d’assistante sociale ou je m’épanouis à merveille. Notre première année de formation nous permet une première confrontation au terrain : un stage d’observation de deux mois avec une assistante sociale sociale référente afin de confirmer notre choix professionnel.
Après quelques déboires techniques, internes au centre de formation, d’attributions de stages, j’ai enfin su que le 8 décembre dernier, j’effectuerai un stage en MDSI ou Maison Départementale de la Solidarité et de l’Insertion (anciens CMS ou Centres Médicaux Sociaux).

Par souci d’application du secret professionnel, il est évident que je ne parlerai pas de la situation des usagers que j’ai rencontré. Non, je tiens là à revenir sur ce que j’ai pu voir et faire pendant mon stage (dont la plus longue période vient de s’écouler) ainsi que sur les quelques détails rigolos qui me sont arrivés.

Autant vous le dire de suite : je suis une fausse stagiaire car je n’ai même pas distribué le café. J’ai effectivement photocopié, mais j’ai aussi fait tomber en panne la photocopieuse ! J’ai servi de GPS lors d’une visite à domicile et ai fini à la classothèque à ranger des dossiers. Mais au final, je n’ai même pas respecté l’intitulé du stage : un stage d’observation. Certaines de mes collègues sont tombées chez des assistantes sociales puristes « un stage d’observation, c’est fait pour observer ». Exit donc, les questions en entretiens ou le remplissage de documents administratifs pour elles. Heureusement ce ne fut pas mon cas.

En plus d’avoir été très bien intégrée à l’équipe, les assistantes sociales ont jugés mes interventions en entretiens très pertinentes vis à vis des usagers (quand j’apportais une adresse ou une astuce) et j’ai eu droit à des responsabilités, parce qu’elles m’en ont senti capables. J’ai enfin pu distribuer le café ! Les responsabilités sont venues petit à petit, parce qu’il était clair qu’au début je ne comprenais pas la moitié de ce que faisait mon assistante sociale (remplissage de fiche de suivi, coup de téléphone, ouverture de nouveaux dossiers). Au final, on m’a confié un dossier administratif à remplir pour une demande d’aide financière avec un partenaire extérieur suite à un entretien avec un usager. Pour ce dossier, j’ai appris à réaliser une évaluation sociale (c’est un écrit professionnel qui explicite la situation sociale, professionnelle et financière d’un usager et qui justifie la demande d’aide financière) qui a été validée pour le dossier. C’est normalement le genre de choses que l’on fait en deuxième année le plus souvent.

J’avais une certaine peur vis à vis du stage, c’était de me faire « bouffer » par les situations que j’allais voir et de ne pas savoir prendre assez de recul pour dormir tranquillement le soir. Or j’ai dormi tranquillement, et pourtant je n’ai pas entendu de choses très tendres parfois. Mais j’ai beaucoup apprécié de pouvoir parler de chaque situation avec mon assistante sociale afin d’évacuer et parfois de faire avancer la situation ou de la voir sous un angle différent. Ce n’est peut être pas pour rien que le métier d’assistante sociale est majoritairement composé de femmes : on aime parler :p .

Il y a des choses rigolotes qui me sont arrivés pendant mon stage. Le premier a concerné mon âge, chose à laquelle je n’avais pas prété attention au départ. Lors de la première rencontre avec mon assistante sociale, elle m’a demandé si j’avais passé le concours juste après le bac. J’avais évidemment répondu par la négative en annonçant mon niveau scolaire et mon âge, ce qui eut pour effet de surprendre mon AS. Et c’est une question qui est devenue récurrente par tous les professionnels que j’ai croisé  » Mais quel âge tu as pauline ? » : Tout le monde était persuadé que j’avais 18 ans. J’ai même eu droit à un cours de contraception par l’infirmière du planning familial (que j’ai suivi pendant une demi-journée), pensant que j’étais « naïve ». Mais l’équipe m’a rassurée « Bon Pauline, on voit bien que t’as le physique d’une fille de 18 ans, par contre quand on t’entend parler on voit bien que t’as pas 18 ans ! c’est pour ça que tout le monde t’a demandé ton âge ». merci les filles, merci T_T XD.
La deuxième chose rigolote qui m’est arrivé, c’est qu’on ne peut pas cacher que l’ont est fille de travailleurs sociaux, encore moins lorsqu’un des parents est connu dans le travail social.Trois jours après l’entrée en fonction de stagiaire, j’ai été découverte. Je me suis retrouvé à une commission technique avec la directrice adjointe de ma MDSI. Tout le monde avait signé une feuille de présence pour le partenaire extérieur qui animait la commission. Et voilà qu’en pleine réunion, le secrétaire coupe la parole et me dis  » tiens c’est marrant, vous avez le même nom qu’un de mes copains de fac en droit, il bosse dans le social » Forcément je tique au moment où il me rdévisage et il renchérit  » Mais si vous êtes sa fille !!! » et tout ça devant la directrice adjointe et moi qui était là : Chhuuuuuuut » toute gênée.

Mon stage se passe donc bien et j’apprends énormément de choses. cela ne fait que confirmer mon choix professionnel malgré certains situations complexes. Et si je devais donner un conseil aux futurs stagiaires : si vous avez la possibilité, n’hésitez pas à intervenir et à poser des questions à vos AS référents, parfois ils n’attendent que ça !

11 réflexions sur “Etre stagiaire en première année de formation d’assistante sociale”

  1. Mince moi qui voulait prendre des stagiaire(e .. je précise mais y a déjà un e alors comment on fait pour dire que se serait une fille ?)s et j’apprends qu’elles ne servent plus le café, font tomber en panne les photocopieuse et comble de malheur je me rends compte que je n’ai pas besoin d’une GPS … enfin tant pis pour la stagiaire … Sinon vous êtes prête a assumer l’héritage « travailleur sociale de père en fille ? » un peu angoissant pour l’avenir quand on y pense non ?

  2. Tout se perd ^^ (à mon avis on dit un stagiaire et une stagiaire..ça change pas au niveau de l’écriture).
    Vis à vis de l’héritage familial, j’avoue que oui c’est un peu angoissant. Mais par rapport à mes parents je ne fais pas la même formation ( Ils sont tous les deux éducateurs spécialisés de formation), donc à la maison on échange sur les singularités et les différences de nos métiers, du coup il y a quand même un sacré enrichissement ! (Et surtout j’arrive à comprendre quand ils parlent en sigle XD)

  3. je suis heureuse de ton commentaire, en reconversion je pensais etre seule à vivre ses moments droles et moins droles. j’aurai aimée connaitre ton orientation pour ton projet de stage et quelles son les trames utilisées. Merci

  4. Salut Pauline

    Je viens d’être admise à l’Etsup en formation ASS , je souhaitais savoir en première année il y à donc un stage de 2 mois ? A quelle période se fait il ?
    Merci pour ta réponse , sympa de te lire
    Jess

  5. Bonjour,
    Je suis actuellement en première année DUT Carrières sociales, option assistance social à l’IUT Paris Descartes. En ce moment, je suis en stage d’observation/d’immersion professionel dans un centre médical de la Sarthe (soins de suites et rééducation). Je dois rédiger une note de 5 pages pour mon entrée en 3ème pour le DEASS. J’aurai besoin de votre aide pour rédiger cette dernière.
    Je remercie d’avance celles et ceux qui prendront le temps de me répondre.
    Lucile

  6. Bonjour, je suis actuellement en train de passer les oraux pour la formation d’ASS et j’aimerai savoir la durée des stages dans chaques années car j’ai beau chercher mais je ne trouve cette réponse nulle part… merci beaucoup ! 🙂

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