A votre service

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je voudrais dans ce billet, m’attarder sur mon boulot étudiant que j’exerce maintenant depuis fin Septembre et qui me remplit deux demi journées ( le vendredi aprem et le dimanche matin).
Choix et obligation d’un travail. Choix dans la mesure où jusque là je n’avais jamais travaillé pendant l’été et choix dans la mesure où mon emploi du temps me le permettait. Obligation parce que j’avais serieusement besoin d’argent.

Hotesse de caisse
Comme vous avez pu le voir sur la photo, je suis hotesse de caisse, plus vulgairement caissière.
La journée, elle se déroule comme ça chez moi:
30 minutes avant d’aller au travail ( qui est à côté de chez moi) j’enfile ma tenue : pantalon noir, chemisier blanc avec logo, veste rouge avec mon insigne et je me prépare. Arrivée 10 minutes avant de commencer, passage par le vestaire pour poser le manteau, aller au toilettes, se laver les mains puis direction l’accueil pour récuperer mon caisson ( ma caisse avec l’argent). Vérification de la monnaie rapidement. Je me dirige ensuite vers une caisse, tape le code d’ouverture , valide , tape mon code secret, re valide, attends que le box metallique veuille bien s’ouvrir, met la caisse dedans , prépare la monnaie. ensuite j’allume le scanner, vérifie si j’ai assez de poches plastoc et un rouleau de ticket, allume ma lumière de présence ( comme quoi je suis ouverte)et le tapis roulant, puis j’ouvre ma barrière.
S’en suivent les très classiques gestes de la caissière : j’accueille le client, souvent avec le sourire, passe les articles , tape les codes de fruits,discute parfois annonce le montant très mécaniquement suivi de la phrase  » vous n’avez pas la carte de fidélité ? »,j’encaisse je remercie et dis au revoir. Au suivant.J’ai normalement toujours une pause au bout d’un certain temps de travail ,ensuite rebelote.
La fin de ma journée se termine par une succession de code : faire un prelevement d’argent, compter la caisse pour la remettre à 170 €. fermer la caisse, et la redonner à l’accueil , repasser par le vestiaire et partir.
Je n’oublie pas de mentionner que je suis censé connaitre une centaine de code pour les fruits et légumes (parce que nous les pesons) et les ventilations (quand un produit ne passe pas , on le range dans une catégorie) qui se compte par vingtaine.

Les clients
Mon travail se fait de manière mécanique, répétée mais j’ai été vraiment surprise par l’homogeinité du discours des clients. Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a demandé si je n’avais pas froid, ni la fameuse blague  » ça passe pas ? c’est gratuit », pensant surement être les premiers à me la faire.
La politesse est rare, beaucoup arrive en faisant la gueule et il faut souvent leur arracher le  » au revoir », encore plus que le bonjour. Supporter les clients mécontents et dieu sait s’il y’en a. Les entendre parler à voix basse de vous, critiquant votre rapidité, votre physique pensant qu’on ne les entend pas et vous sourire hypocritement après.
Certains vous prenent pour des connes, parce que vous n’avez pas su reconnaitre la poire abate de la comice. Et parfois certains laissent passer des insultes.
Je sais, je ne suis pas gentille, mais ce que j’écris je le vis au quotidien.la plupart du temps, on se la ferme on sourit et on prend sur nous.
Ma meilleure amie, elle aussi caissière, m’a aussi dit que j’allais de moins en moins supporter les vieux . C’est un fait, ils sont les premiers à raler pour un centime en trop ou pour un mauvais prix. D’autres sont franchement lents.
Heureusement, il y a quelques exceptions. certains s’interessent à ce que je fais (mes études) ou me parle de la pluie et du beau temps ou blaguent et parfois me demandent en mariage. c’est toujours un plaisir aussi quand on reconnait un client fidèle, une copine ou un voisin.

Les collègues
Qu’on se le dise : les anciennes n’aiment pas qu’on marche sur leurs territoires. A quelques exceptions près il est rare de discuter ouvertement avec une ancienne. On se retrouve entre étudiantes alors.
La concurrence existe entre nous pour la productivité ou la fidélisation du client. Même si notre mission principale est la proximité et la convivialité, nous avons un souci d’éfficacité.

Assurement, ce n’est pas un boulot que je ferai à vie. C’est un peu abrutissant parce que répétitif mais côté caractère on s’endurcit.Une bonne experience de vie.

4 réflexions sur “A votre service”

  1. :/ et encore pour l’argent , des fois je ressens que je cravache dur pour ce que je suis payé ( deplacement de lourds paquets , produits congeles , le froid dans le magasin ) alors je prefere même pas y penser.
    Le client fait vivre , oui mais bon sang pourquoi y’a t-il autant d’aigris sur terre ? >_

  2. Ping : Régime patates « Petit ScarabéE

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