Etude de cas : trouver une colocation

Depuis que je sais que je suis acceptée en formation d’assistante sociale, j’ai pris la grande décision de quitter le foyer familial pour me rapprocher du centre de formation et connaître la joie de se gérer seule. Me voilà donc à 23 ans à la recherche d’une colocation. Colocation ? Tout simplement pour réduire les frais de loyers et autres factures, car les loyers des studios sur Bordeaux sont assez exorbitants (environ 400 € sauf si on trouve la perle rare).
Critère de sélection :

  1. Loyer 360 € grand maximum charges comprises
  2. Quartier : proche du centre de formation à Talence (Talence/Gradignan/Pessac)
  3. Superficie demandée : un espace vital de 10 m carré minimum
  4. Non fumeur si possible et surtout pas fétard (des faux étudiants quoi ^^)

Rien de franchement extravagant…et pourtant… la recherche de colocation est un vrai parcours du combattant comme le décrit NoNo dans son retour d’expérience. Ca en devient même un job à plein temps pour peu que vous soyez pressé.

La suite je vous la raconte mais sous forme de conseils et de retour d’expériences pour que vous qui lirez ce billet puissiez gagner du temps (et éviter certaines erreurs) pour trouver une colocation.

Winner un jour, winner toujours : Savoir se vendre

Une recherche de colocation c’est comme un entretien d’embauche : il faut savoir se vendre. Vous passerez certainement comme moi et comme beaucoup d’étudiants via des sites de petites annonces de colocation (Appartager , ma colocation , rechercher colocation). La phase cruciale de ce genre de site c’est savoir se décrire. Forcément on est tous le colocataire idéal : gentil, drôle, serviable et parfois même un peu neuneu/nian nian. Évitez les banalités comme le fait de détester les hypocrites, les menteurs (qui aime ça sérieusement ?). Par contre précisez si vous êtes fêtard, fumeur ou tout le contraire.

J’avais écrit une première annonce de recherche de colocation et le verdict ne s’est pas fait attendre de la part de mes amies  » tiens on dirait que tu cherches un correspondant ». L’annonce était creuse, banale, sans saveur :

Etudiante, 23 ans, rentre en 1ère année de formation assistante sociale à l’IRTS Talence. Je cherche une ou des colocataires, si possible non fumeur. Côté personnalité, j’adore les jeux vidéos, l’informatique, la photographie et aller au cinéma. Je ne suis pas une adepte des « soirée étudiantes et autres concours de beuveries » ^^, mais plutôt des petites soirées entre amis devant un bon repas. Je suis discrète et facile à vivre.

Il ne faut donc pas hésiter à faire une présentation qui sorte un peu du lot, surtout si cela colle avec votre caractère. N’hésitez pas à utiliser l’humour (mais avec parcimonie) et faites là lire à vos ami(e)s pour qu’il vous donne leur avis. Après correction, j’avais quelque chose d’un peu plus dynamique :

Pauline, 23 ans, rentre en première année de formation d’assistante sociale à l’IRTS Talence.
Je cherche une colocation à proximité du tram B que ce soit à Pessac, Talence ou même à Gradignan sortie 16 :). Je souhaite éviter la Victoire.

Parlons un peu plus de moi : Je suis geek(ette) dans l’âme donc forcément mes loisirs c’est l’informatique, la photographie, le retro gaming. A côté de ça j’ai quand même des loisirs de filles comme la couture et heu..la créativité. Je reste sociable : j’ai plus de 100 amis sur Facebook !! (bon ok c’est pas une référence). Plus sérieusement derrière cet humour, se cache une future colocatrice discrète, studieuse et facile à vivre. Je ne suis pas une étudiante fêtarde et je fuis tout ce qui ressemble à des grosses soirées étudiantes. Par contre j’aime beaucoup les grandes bouffes entre amis, les soirées conviviales jeux vidéos/ jeux tout courts/DVD/Cinéma/restaurant de temps à autre. Je sais me servir de la cuisine, de l’éponge et du balai et ce n’est même pas en option ! 🙂

Je souhaite m’établir dans une colocation déjà faite mais on peut aussi monter une colocation ensemble si mon profil vous intéresse, à condition que vous soyez investi dans les recherches. Et puis comme tout être humain, j’ai besoin d’une espace vital ou je saurais me retrouver pour me ressourcer tout en respectant l’intimité de mes autres colocataires.

Savoir décrypter une annonce

Attendez vous à tout lire : du plus farfelu au plus sérieux !
Les jeunes filles célibataires sont souvent très prisées et certains mâles auront tendance à confondre « offre de colocation  » et « agence matrimoniale »… mais c’est déjà mieux que certaines annonces parisiennes pour appartement partouze ou plan à 3 (véridique et vécue par une amie).

Comme pour votre annonce de recherche de colocation, celui qui offre la colocation doit aussi savoir se vendre et lire correctement les annonces. Attendez vous à recevoir des offres qui n’ont rien à voir avec ce que vous cherchez (quartier, loyer différents). Pour ma part j’ai fui toute annonce qui commençait par  » je souhaiterai rompre ma solitude » ou encore les annonces ou il y a 3 mots dedans du style « appart calme » « pièce libre » ou encore mieux le mail avec juste un msn dedans. Ce n’est pas vendeur et ça fait même peur ! (Enfin là ce n’est que mon avis).

Mais certaines annonces pourtant bien rédigées et aguicheuses peuvent aussi avoir leur lot de surprise. Demandez toujours la superficie de la pièce à louer si elle n’est pas indiquée dans l’annonce. Cela vous évitera de vous déplacer par exemple pour visiter un 7,28 m carré sans porte (mais avec rideau) donnant sur le salon. Et quand bien même la surface à louer serait potable, attendez vous parfois au pire. Se déplacer pour un 12 m carré c’est bien. Mais c’est moins bien quand la surface allouée pour la fenêtre de la pièce, elle ne dépasse pas 20 cm carré. Si cela vous arrive, sachez refuser poliment (sauf si ça vous trouvez ça fun de vivre dans un placard à balai ou une prison afghane) parce que le locataire qui propose aura toujours des arguments imparables (digne d’un commercial)  » mon colocataire y a très bien vécu pendant deux ans ». Le client est roi, mais il est aussi pris pour un con parfois.
Si la pièce proposée vous plait, discutez avec vos futurs colocataires pour tater le terrain. La aussi vous pourriez être surpris (comme tomber sur une colocation de filles aigries qui ne veulent pas voir de petit copain dans la maison- bon ça tombe bien c’était celles louaient la prison afghane…)

Monter une colocation

en recherche de colocation, il faut savoir envisager toutes les possibilités : en intégrer une pré-établie ou bien en faire une nouvelle. Polyvalence quoi. Je me suis essayé à l’exercice de monter une nouvelle colocation qui s’est révélé être un échec.
Vous aurez sans doute des propositions pour monter des colocations parce que votre profil a plu. Ne vous emballez pas trop et rencontrez ces peut être futurs colocataires. Les profils ont beau être impeccables, les gens se révèlent réellement quand vous leur parlez. Si ça passe, tant mieux pour vous. Pour ma part j’ai eu mon lot de gens soi disant investi (mais qui ne l’étaient finalement pas), de questionnaires de l’armée de terre ou tout simplement de chieurs qui vous font perdre votre temps.

Vous avez donc trouvé votre/vos colocataire(s) idéal(s) ? Il vous faut maintenant chercher le doux foyer. Et là encore ce n’est pas une partie de plaisir. Les agences de Locations n’ont pas forcément le produit que vous désirez au prix que vous désirez et dans le quartier que vous désirez. Ne baissez pas les bras ! Sur 10 visites d’appartements ou maisons, seulement 2 vous sembleront intéressantes. Et n’oubliez pas que les agences immobilières sont remplies de commerciaux. Ils auront le discours impeccable pour vous fourguer un Mag-ni-fi-queu placard à balai sans fenêtre, où bien sûr 15422 personnes sont déjà dessus et aucun autre appartement en stock pour le moment. Ne vous laissez pas envahir par de la culpabilité si vous refusez. Vous êtes humain après tout et avait le droit d’exiger ce qu’il y a de meilleur pour vous.

Conclusion

Si vous êtes arrivé jusque là, vous comprendrez que je considère pas la recherche de colocation comme une mince affaire après toutes ces expériences vécues. Mais persévérance est mère de patience et j’ai fini par trouver mon bonheur au bout de 2 mois de recherches : colocation à 3 dans 70 m carré, deux garçons pas fêtards et pas fumeurs qui acceptent petit copain et copains/copines avec chambre de 13 m carré et placard intégré pour loyer de 290 € charges comprises à Pessac… et quand je pense que j’ai failli monter une colocation avec un mec qui critiquait mon budget initial (360 €) qu’il trouvait franchement faible….et bien je lui tire la langue.

13 réflexions sur “Etude de cas : trouver une colocation”

  1. J’ai personnellement monté une colocation avec des amis sur Paris,
    et on a 80m² pour 3, à 500€ chacun :s

    On a mis dans les 3 mois pour trouver l’appart sachant qu’on était pas sur Paris et que c’était donc ultra galère pour visiter.

  2. @Anne : Merci :). Ce n’est qu’un retour parmi d’autres, mais à chaque fois on a toujours que la version édulcorée ^^

    @Damien :Les prix pratiqués à Paris ne sont pas comparables à ceux de Bordeaux. J’ai vu des gens venir de Rennes et qui pour 400 € avait une maison de la même superficie que ton appartement :/ et ainsi de suite. je me doute que ça a pas du être facile pour vous, mais à ce que j’ai pu en voir c’est franchement pas mal ce que vous avez :).

  3. Félicitations, toi tu en as de la chance. Moi je suis obligé de rentrer chez mes parents temporairement car je n’ai rien trouvé. SOS ! En plus, ils n’ont pas internet et ne veulent pas en entendre parler. Comment vais-je pouvoir actualiser mon blog : trop dégoûté…

  4. Moi j’ai eu de la chance pour ça, j’ai toujours trouvé facilement, en m’y prenant bien en avance. En même temps, j’ai gardé le même appart’ 4 ans, puis on a cherché autre chose de plus grand pour vivre avec le chéri (on a quand même visité quelques trucs avant de trouver, dont un qui faisait peur d’ailleurs :/)

    Maintenant, on aimerait trouver un T2 ou T3 mais type maison, et là, c’est plus dans les mêmes prix … Va être temps que je trouve du travail moi ^^ Parce que oui, de mon côté, c’est toujours Papa-Maman qui paient, ça aide !

  5. J’ai eu la chance de trouver un appart de 15m² à deux pas de la fac perso! Je suis pas associable mais je préfére quand même ma petite tranquilité, et puis c’est vrai que la collocation faut trouver les bonnes personnes, j’ai déjà vu trop de colloc tomber à l’eau en cours d’année et voir les gens se retrouver sans appart!

  6. @Audrey : Merci beaucoup. je vais poster sous peu les photos de mon petit coincoin ^^

    @Greluche : A en lire ton billet je n’en doute pas hihi

    @Jérôme : Il ne te reste plus qu’à passer une annonce, prendre un abonnement dans un cyber et aussi prospecter les studios (sait-on jamais 😉 )

    @kei-kun : Tu sors avec ta coloc c’est ça ? :p

    @David : Je t’entends rire depuis ici !! ^^

    @Lili : Avec pas mal de chances les parents devront me supporter financièrement que 2 ans/3 ans ( ça dépend si j’ai un allégement de formation) et donc l’appart actuel j’espère le garder au moins deux ans si tout se passe bien :).

    @Geofreeze : Woe ça ça craint par contre :/

  7. Pour un appart pas cher sur bdx, faut venir vers chez moi : St michel les capus…

    Tu peux trouver des 30m2 pour 300€ et t’es a deux pas de tous les trams.

    J’y vis, et c’est top!!!

  8. J’en suis à mon 4ème colocataire : bilan : grosse déception.
    Les colocataires confondent « colocation » et « chambre d’hote ».
    Je n’en n’ai jamais vu un prendre un balai pour un minimum de ménage. ils n’utilisent pas le lave vaisselle de peur d’avoir à le vider. Tout leur est du : une panne de la connection internet : à moi de gérer. Le frigo tombe en panne, idem. J’ai l’impression d’etre une logeuse.
    Je trouve qu’etre colocataire et n’avoir à « rien » gérer dans l’appartement est vraiment facile, pas de soucis, pas de temps perdu à aller acheter un nouveau frigo ni une nouvelle ampoule électrique etc..
    A coté de ça les colocataires sont d’une exigence incongrue : ils me demandent de preter des draps, le séchoir à cheveux etc..
    Bien qu’ils arrivent dans un appartement très propre et magnifique, je suis contrainte d’exiger qu’ils fassent le ménage dans leur chambre avant de partir.
    Certains sont partis en me laissant les draps « prétés à laver et à repasser. D’autres m’ont cassé de l’électroménager sans proposer de le replacer.
    Pourtant ce n’est pas faute de préciser les obligations d’entretien et de paricipation à la bonne marche de l’appartement au départ, mais ils s’en foutent, ils sont de passage.
    Bref, la colocation, c’est l’hotel pas cher contrairement à ce qu’affirment beaucoup de colocataires, à savoir que « c’est cher »
    Cher, quand on prend le colocataire pour une gouvernante et qu’on n’a qu’à se mettre les pieds sous la couette en rentrant du boulot.

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